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Fiscalité en Andorre : impôts, taux et règles essentielles

IRPF, impôt sur les sociétés, IGI, dividendes, plus-values, immobilier et conventions : le guide 2026 de la fiscalité en Andorre.

10 %
IRPF — taux légal
10 %
Impôt sur les sociétés
4,5 %
IGI — taux général
Sommaire

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Relecture : LinkedIn — Fiscaliste et expert projet financier, ProGestió AndorraProGestió · Carrer de la Grau 5-7, Edifici Olimpia, AD500 Andorra la VellaSources officielles : govern.ad  ·  impostos.ad  ·  Notre méthodologie

La fiscalité andorrane en une minute

L'essentiel
  • Le taux légal de l'IRPF est de 10 %, avec un minimum personnel de 24 000 € sur la base générale.
  • Une bonification permet d'obtenir un taux équivalent de 5 % sur une partie de certains revenus généraux.
  • Les revenus de l'épargne disposent d'un minimum distinct de 3 000 €.
  • Le taux général de l'impôt sur les sociétés est de 10 %, et celui de l'IGI de 4,5 %.
  • Les dividendes andorrans sont exonérés d'IRPF pour un résident, mais les revenus étrangers ne le sont pas automatiquement.
  • L'Andorre applique des conventions fiscales et participe à l'échange automatique d'informations financières.

Les principaux impôts en Andorre

ImpôtTaux ou principe général
IRPF — personnes physiques résidentesTaux de 10 %, avec réductions, bonifications et exonérations
IS — impôt sur les sociétésTaux général de 10 % sur le bénéfice fiscal
IGI — taxe sur la consommationTaux général de 4,5 %
IRNR — non-résidentsTaux général de 10 % sur certains revenus andorrans
ITP — acquisition immobilièreTaux général de 4 % lorsqu'il est applicable
Investissement étranger immobilierTaux de 6 % ou 10 % selon la catégorie de l'investissement
Dividendes andorrans reçus par un résidentExonération d'IRPF sous les conditions légales
Successions et donations reçuesHors du champ de l'IRPF du bénéficiaire
Fortune personnellePas d'impôt national général annuel comparable à un impôt global sur la fortune

Ces taux ne représentent pas nécessairement la charge fiscale finale : la base imposable, les dépenses admises, la situation familiale, les retenues étrangères, les crédits d'impôt et les conventions peuvent modifier le résultat.

La fiscalité en Andorre est-elle réellement limitée à 10 % ?

Le taux de 10 % constitue la référence principale pour l'IRPF et l'impôt sur les sociétés. Il ne faut toutefois pas confondre le taux légal, la base sur laquelle il est appliqué, le montant effectivement payé, les cotisations sociales et les impôts éventuellement prélevés dans un autre pays.

Pour une personne physique, le taux de 10 % est appliqué après les réductions prévues par l'IRPF. Pour une entreprise, il s'applique au bénéfice fiscal, et non au chiffre d'affaires. Un revenu étranger peut également avoir subi une retenue ou un impôt dans son pays d'origine — une convention ou un crédit d'impôt peut alors réduire ou corriger la double imposition, sans nécessairement la supprimer intégralement. Les cotisations versées à la CASS relèvent par ailleurs de la protection sociale et ne sont pas comprises dans les taux d'IRPF ou d'impôt sur les sociétés.

Qui est résident fiscal en Andorre ?

Une personne physique est notamment susceptible d'être considérée comme résidente fiscale andorrane lorsqu'elle séjourne plus de 183 jours en Andorre au cours de l'année civile, ou lorsque le noyau principal de ses activités ou intérêts économiques se situe directement ou indirectement en Principauté. Les absences occasionnelles peuvent être intégrées au calcul des 183 jours, sauf si le contribuable démontre sa résidence fiscale dans un autre État.

Une carte de séjour andorrane ne suffit pas, à elle seule, à régler la question fiscale : il faut distinguer l'autorisation de résidence, qui permet de vivre légalement en Principauté selon le statut obtenu, de la résidence fiscale, qui détermine le pays dans lequel la personne est imposable sur l'ensemble ou une partie de ses revenus. Lorsqu'une personne conserve des attaches importantes dans un autre pays, le logement réellement disponible, la résidence de la famille, le nombre de jours de présence, le lieu d'exercice de l'activité, la direction des sociétés et le centre des intérêts économiques doivent notamment être examinés — voir notre guide résidence en Andorre.

Quels revenus un résident doit-il déclarer ?

L'IRPF andorran repose sur le principe du revenu mondial : une personne résidente doit prendre en compte les revenus obtenus en Andorre mais également ceux provenant d'autres pays. La loi distingue deux grandes bases, dont la distinction est importante car le minimum personnel et la bonification ne s'appliquent pas de la même manière aux deux.

La base générale comprend notamment les salaires et rémunérations professionnelles, les revenus d'activités économiques, les rémunérations liées aux fonctions d'administrateur et les revenus de location immobilière.

La base de l'épargne comprend notamment les intérêts, les dividendes qui ne bénéficient pas d'une exonération, certains produits financiers, ainsi que les gains et pertes en capital.

Comment fonctionne l'IRPF ? Taux, minimum personnel et bonification

Le taux de l'impôt sur le revenu des personnes physiques est fixé à 10 %. L'IRPF n'est donc pas construit comme un barème progressif classique à trois taux autonomes de 0 %, 5 % et 10 % : la progressivité résulte principalement des réductions et de la bonification prévues par la loi.

La base générale peut être réduite d'un minimum personnel de 24 000 €, porté à 30 000 € en cas d'incapacité reconnue, et pouvant atteindre jusqu'à 40 000 € dans certaines situations — notamment lorsque le conjoint ou partenaire à charge ne perçoit aucun revenu intégré dans la base générale. Il est donc plus exact d'écrire que la base générale bénéficie d'un minimum personnel de 24 000 €, plutôt que d'affirmer que tous les revenus inférieurs à ce montant sont automatiquement taxés à 0 % — la différence est importante dès qu'une personne perçoit plusieurs catégories de revenus.

Les revenus du travail, d'activités économiques et du capital immobilier peuvent ensuite bénéficier d'une bonification égale à 50 % de l'impôt calculé sur la base générale restant après le minimum personnel, plafonnée à 800 €. Elle permet d'obtenir un taux équivalent de 5 % sur la tranche concernée, comprise dans le cas général entre 24 000 € et 40 000 € — elle ne s'applique pas lorsqu'une personne perçoit uniquement des revenus de l'épargne.

Exemple simplifié — une base générale nette de 35 000 €, sans autre réduction particulière : base après le minimum personnel de 24 000 € = 11 000 € ; impôt à 10 % = 1 100 € ; bonification de 50 % = − 550 € ; IRPF indicatif = 550 €, soit une charge équivalente à 5 % sur la tranche dépassant le minimum personnel. Le résultat réel peut différer selon les charges, revenus, investissements, retenues, crédits d'impôt et circonstances familiales — une estimation peut être affinée avec notre simulateur fiscal.

Comment sont imposés les revenus de l'épargne ?

Les revenus du capital mobilier et les gains en capital sont intégrés dans la base de l'épargne, qui bénéficie d'un minimum exonéré distinct de 3 000 € par an — et non d'un abattement séparé par compte, banque ou placement. Le solde positif est en principe soumis au taux de 10 %, sous réserve des exonérations particulières.

Les intérêts imposables sont généralement intégrés à cette base ; une retenue de 10 % peut être prélevée par le payeur andorran, avec la possibilité, dans certaines conditions, de faire appliquer le minimum exonéré à un compte identifié. Les dividendes étrangers ne bénéficient en revanche pas automatiquement de l'exonération réservée aux distributions andorranes : ils sont généralement intégrés dans la base de l'épargne, et lorsque le pays d'origine a déjà prélevé un impôt, un mécanisme de correction de la double imposition peut s'appliquer — la déduction correspond au montant le plus faible entre l'impôt effectivement payé à l'étranger et l'impôt andorran correspondant à ce revenu.

Les dividendes andorrans sont-ils exonérés ? Salaire, rémunération ou dividende

Oui, pour une personne physique résidente, lorsque les dividendes sont versés par une entité fiscalement résidente d'Andorre soumise à l'impôt sur les sociétés, ou par un organisme d'investissement collectif de droit andorran soumis à cet impôt — cette exonération évite une deuxième imposition personnelle du même bénéfice après son imposition dans la société.

Exemple simplifié — une entreprise andorrane réalise un bénéfice fiscal de 100 000 € : impôt sur les sociétés à 10 % = 10 000 €, résultat disponible après impôt = 90 000 €. Distribué à une personne physique résidente, ce dividende peut être exonéré d'IRPF lorsque les conditions légales sont respectées — sans tenir compte, dans cet exemple, de la rémunération du dirigeant, des cotisations sociales, des réserves obligatoires ou des règles applicables à une holding.

Le salaire rémunère un travail effectué et entre dans la base générale de l'IRPF, avec cotisations sociales. La rémunération d'administrateur doit être prévue, documentée et cohérente avec le travail réellement accompli. Le dividende rémunère la détention du capital : il n'est pas déductible pour la société et ne peut être distribué qu'à partir de bénéfices distribuables. Le choix entre ces trois flux ne doit donc pas viser uniquement l'impôt le plus faible, mais aussi le niveau de travail réalisé, la couverture sociale, la trésorerie de l'entreprise et les besoins futurs d'investissement — une rémunération professionnelle ne doit jamais être artificiellement remplacée par des dividendes sans lien avec l'activité réelle.

Quel est l'impôt sur les sociétés en Andorre ?

Le taux général de l'impôt sur les sociétés est de 10 %, appliqué à la base fiscale déterminée à partir du résultat comptable après les ajustements légaux — jamais sur le chiffre d'affaires. Une charge doit notamment être liée à l'activité, correctement justifiée, comptabilisée et conforme aux règles de déductibilité : les dépenses personnelles du dirigeant ne deviennent pas déductibles simplement parce qu'elles sont payées par la société. Les prestations, prêts, loyers et redevances entre sociétés liées doivent correspondre à une valeur normale de marché et être documentées.

Une SL ou SLU et une SA ou SAU sont toutes deux soumises au même taux général de 10 % : le choix de la forme juridique repose donc sur le capital, le nombre d'investisseurs et la gouvernance, pas sur un taux d'impôt différent. Certaines opérations peuvent bénéficier de régimes particuliers, jamais automatiques — voir notre guide holding en Andorre pour les participations et dividendes intragroupe.

Qu'est-ce que l'IGI ?

L'IGI, ou Impost General Indirecte, est l'impôt andorran sur la consommation. Il s'applique notamment aux livraisons de biens, aux prestations de services réalisées par des entrepreneurs ou professionnels et aux importations.

CatégorieTaux
Super-réduit0 %
Réduit1 %
Spécial2,5 %
Général4,5 %
Majoré, certains services bancaires et financiers9,5 %

Une société andorrane qui facture un client étranger n'applique pas automatiquement un IGI de 4,5 % : il faut déterminer si le client est une entreprise ou un particulier, son pays d'établissement, le lieu de réalisation du service et si une exonération ou autoliquidation s'applique — la localisation fiscale doit être étudiée activité par activité. Les locations destinées exclusivement à l'habitation bénéficient d'un taux de 0 %, contre généralement 4,5 % pour les locaux commerciaux.

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Quelle fiscalité pour un non-résident ?

L'IRNR concerne certaines personnes physiques ou entreprises qui ne résident pas en Andorre mais perçoivent un revenu de source andorrane. Le taux général est de 10 % sur le montant brut payé dans de nombreuses situations, avec des taux particuliers notamment de 5 % pour certaines redevances, 1,5 % pour la réassurance, et une réduction de 20 % de la base brute pour certains revenus locatifs.

Les dividendes, intérêts et certains autres revenus mobiliers de source andorrane sont actuellement exonérés d'IRNR — le pays de résidence du bénéficiaire peut néanmoins les imposer. La rémunération versée à un administrateur non-résident par une société andorrane est notamment considérée comme un revenu de source andorrane et peut être imposée à 10 % sur son montant brut. Une convention fiscale peut modifier le droit d'imposer ou le taux applicable.

Comment sont imposées les plus-values mobilières et immobilières ?

Plus-values mobilières — les gains liés à la vente d'actions, participations ou certains organismes de placement peuvent bénéficier d'une exonération, notamment lorsque le contribuable, les personnes liées et certains membres de sa famille n'ont pas détenu ensemble plus de 25 % du capital, des fonds propres, des résultats ou des droits de vote au cours des douze mois précédant la cession. Au-delà de ce seuil, le gain peut néanmoins être exonéré si les titres ont été détenus pendant au moins dix ans. Cette règle ne se généralise pas à tous les actifs financiers : actions, organismes de placement, obligations, produits structurés ou actifs numériques suivent des traitements distincts.

Plus-values immobilières — depuis la réforme de la fiscalité directe, les gains immobiliers sont intégrés aux impôts directs applicables au vendeur (IRPF, IS ou IRNR). Pour un particulier, la plus-value correspond à la différence entre la valeur de transmission et la valeur d'acquisition majorée des dépenses documentées, avec des coefficients réduisant progressivement le gain imposable selon la durée de détention :

Durée de détentionPart du gain restant à intégrer
Plus de 6 ans et jusqu'à 7 ans80 %
Plus de 7 ans et jusqu'à 8 ans60 %
Plus de 8 ans et jusqu'à 9 ans40 %
Plus de 9 ans et jusqu'à 10 ans20 %
Plus de 10 ansPas d'intégration dans la base

Un recargo spécial peut s'ajouter lorsqu'un bien andorran est vendu avant cinq ans de détention : 10 % du gain en dessous de deux ans, 5 % entre deux et cinq ans. La plus-value réalisée par un résident sur un immeuble situé à l'étranger peut être exonérée d'IRPF andorran après dix ans de détention, mais le pays où se trouve le bien conserve généralement un droit d'imposition.

Quels impôts s'appliquent à l'achat d'un bien immobilier ?

Le taux général de l'ITP (impôt sur les transmissions patrimoniales) est de 4 %, réparti entre 1 % pour le Gouvernement et 3 % pour le Comú concerné, sous réserve d'exonérations ou d'un traitement à l'IGI selon la nature de l'opération.

Depuis le 13 février 2026, l'impôt sur l'investissement étranger immobilier est fixé à 6 % pour la première catégorie d'acquisition prévue par la réglementation, et à 10 % pour les acquisitions relevant de la catégorie supérieure — ces taux ont remplacé les anciens taux de 3 % et 5 %. Il faut donc vérifier avant toute acquisition le statut de résidence de l'acheteur, son statut d'investisseur étranger, le nombre et le type de biens concernés, ainsi que les exonérations ou bonifications disponibles.

Pour une personne physique résidente, les revenus locatifs sont intégrés dans la base générale de l'IRPF, sous réserve des dépenses admises et des taxes communales éventuelles. Pour une détention par société, la fiscalité et les obligations comptables diffèrent — voir notre page société patrimoniale en Andorre.

Fortune, successions et donations

Le système fiscal national andorran actuel ne comporte pas d'impôt général annuel sur la fortune comparable aux impôts globaux sur le patrimoine existant dans certains autres pays. Cette absence ne signifie pas qu'un patrimoine échappe à toute fiscalité : l'imposition des revenus produits par les actifs, les taxes immobilières, l'ITP, l'impôt sur l'investissement étranger immobilier, la fiscalité des plus-values et les impôts étrangers portant sur des biens situés hors d'Andorre peuvent subsister.

Les biens et droits reçus par héritage, legs, donation ou autre transmission gratuite sont hors du champ de l'IRPF du bénéficiaire andorran — ce qui ne signifie pas qu'une transmission est sans aucune conséquence fiscale. Il faut notamment analyser le pays de résidence du donateur ou du défunt, le pays de résidence du bénéficiaire, la localisation des biens, une éventuelle plus-value chez le donateur et les droits applicables à l'étranger. Une donation d'actions, d'un immeuble ou d'un actif professionnel doit donc être examinée avant sa réalisation, et non après.

Comment éviter une double imposition internationale ?

L'Andorre a conclu des conventions fiscales avec plusieurs États, notamment la France, l'Espagne, le Luxembourg, les Émirats arabes unis, Malte, Chypre, le Portugal, les Pays-Bas et plusieurs autres États européens et internationaux. Une convention permet de déterminer quel pays peut imposer un revenu, la retenue maximale applicable, la méthode de correction d'une double imposition et les critères utilisés en cas de double résidence — elle prime sur les règles fiscales internes ordinaires dans son champ d'application, et l'accès à certains avantages nécessite la présentation d'un certificat de résidence fiscale.

La Suisse ne figure pas actuellement dans la liste officielle des conventions générales contre les doubles impositions en vigueur publiée par le Govern d'Andorra ; l'échange d'informations entre les deux pays existe néanmoins dans d'autres cadres.

L'Andorre échange-t-elle les informations fiscales ?

Oui. L'Andorre applique depuis 2017 le standard commun de déclaration de l'OCDE relatif à l'échange automatique d'informations sur les comptes financiers, permettant la transmission réciproque de certaines informations entre administrations fiscales des juridictions participantes. Le protocole signé avec l'Union européenne en octobre 2025, entré en vigueur en 2026, adapte l'accord aux standards internationaux actualisés et élargit son champ à certains actifs numériques, monnaies électroniques et produits financiers émergents.

L'Andorre ne doit donc pas être présentée comme une juridiction fondée sur l'absence de transparence. Une organisation durable repose sur une résidence fiscale réelle, des revenus correctement déclarés, une origine des fonds documentée, une comptabilité régulière et une cohérence entre contrats, factures et activité exercée.

Comparer la fiscalité andorrane avec votre pays

Les taux généraux ne suffisent pas pour décider d'une installation : le pays de départ peut continuer à imposer certains revenus, biens immobiliers, pensions, sociétés ou plus-values. Nos comparatifs détaillent les principales différences selon votre situation d'origine.

ComparatifPrincipaux sujets abordés
Andorre ou FranceIRPF, fiscalité française, dividendes, IFI, revenus immobiliers, exit tax et convention
Andorre ou EspagneFiscalité nationale et régionale, patrimoine, succession, activité transfrontalière et résidence
Andorre ou SuisseImpôts fédéraux, cantonaux et communaux, fortune, plus-values privées et absence actuelle de CDI générale
Andorre ou LuxembourgFiscalité personnelle, sociétés, impôt communal, patrimoine et structuration internationale
Andorre ou DubaïRésidence, société, substance, fiscalité personnelle et activités internationales
Andorre ou MalteImposition des sociétés, revenus étrangers, remittance basis et résidence
Andorre ou ChypreSociété, régime non-dom, résidence fiscale et revenus passifs

Chaque comparaison doit partir de votre situation réelle : pays de résidence, famille, entreprises, clientèle, actifs et revenus.

Une société suffit-elle ? Holding ou détention personnelle

Non, la constitution d'une entreprise andorrane ne transfère pas automatiquement la résidence fiscale de son dirigeant ni l'imposition de toutes ses activités vers la Principauté. Il faut vérifier où le dirigeant habite, où les décisions sont prises, où les prestations sont exécutées, où se trouvent les salariés et si l'entreprise possède un établissement stable à l'étranger — une entreprise dirigée intégralement depuis un autre pays peut conserver des obligations fiscales dans cet État. La procédure complète est présentée dans notre guide création de société en Andorre.

Une holding peut permettre de centraliser des participations et de réinvestir certains dividendes ou produits de cession au sein d'un groupe, mais ne constitue pas une solution automatiquement exonérée : le pourcentage détenu, la durée de détention, l'imposition de chaque filiale, la convention applicable, la retenue prélevée à l'étranger et le régime général ou spécial utilisé doivent tous être analysés.

Quelles déclarations faut-il effectuer ?

Pour une personne physique, une déclaration d'IRPF est notamment requise lorsque le résident perçoit des revenus d'activités économiques, au moins 24 000 € de revenus bruts du travail ou du capital immobilier, plus de 3 000 € de revenus mobiliers n'ayant pas subi de retenue, ou des gains ou pertes en capital imposables. La période générale de déclaration s'étend du 1er avril au 30 septembre de l'année suivant celle des revenus.

Pour une société, les obligations comprennent notamment la tenue d'une comptabilité, la conservation des justificatifs, le dépôt des comptes annuels, les déclarations fiscales, la déclaration d'IGI le cas échéant, les obligations sociales et la mise à jour des informations juridiques — même une entreprise sans activité importante ne doit pas être laissée sans suivi. Notre service de comptabilité et gestion en Andorre accompagne les entreprises après leur immatriculation.

Les erreurs fiscales les plus fréquentes

  • considérer la carte de résidence comme une preuve suffisante — le lieu de vie, les jours de présence, la famille et les intérêts économiques restent déterminants ;
  • appliquer la formule 0 %, 5 %, 10 % à tous les revenus, alors que le minimum de 24 000 € concerne la base générale et que l'épargne suit un traitement distinct ;
  • considérer tous les dividendes comme exonérés, alors que les revenus étrangers doivent être étudiés séparément ;
  • calculer l'impôt sur les sociétés à partir du chiffre d'affaires plutôt que du bénéfice fiscal ;
  • ignorer l'État d'origine du revenu — un bien immobilier, une pension ou une activité étrangère peut rester imposable dans son pays d'origine ;
  • utiliser une convention fiscale sans certificat de résidence ;
  • créer une société sans activité réelle, alors que la gestion et les opérations sont exercées depuis l'étranger ;
  • oublier les taxes immobilières de 2026 lors d'une acquisition ;
  • présenter une donation comme automatiquement exonérée partout, sans vérifier les règles du pays du donateur.

FAQ

Quel est le taux d'impôt sur le revenu ?

Le taux légal de l'IRPF est de 10 %. Le minimum personnel de 24 000 € et une bonification limitée à 800 € réduisent toutefois la charge applicable à certains revenus généraux.

Les premiers 24 000 € sont-ils toujours exonérés ?

Le montant de 24 000 € correspond à une réduction de la base générale. Il ne s'agit pas d'une exonération universelle applicable séparément à chaque catégorie de revenu.

Quel est le taux d'impôt sur les sociétés ?

Le taux général est de 10 % du bénéfice fiscal. Il ne s'applique pas directement au chiffre d'affaires.

Quel est le taux de TVA en Andorre ?

Le taux général de l'IGI est de 4,5 %. Des taux de 0 %, 1 %, 2,5 % et 9,5 % existent pour certaines opérations.

Les dividendes sont-ils imposés ?

Les dividendes versés par une société andorrane soumise à l'impôt sur les sociétés sont exonérés d'IRPF pour une personne physique résidente. Les dividendes étrangers ne sont pas automatiquement exonérés.

Existe-t-il un impôt annuel sur la fortune ?

Le système fiscal national actuel ne comporte pas d'impôt général annuel sur la fortune. Les revenus, plus-values, biens immobiliers et opérations patrimoniales peuvent néanmoins être taxés.

Les successions et donations sont-elles imposées ?

Les acquisitions reçues par héritage ou donation sont hors du champ de l'IRPF andorran du bénéficiaire. Une fiscalité étrangère ou d'autres taxes peuvent néanmoins s'appliquer.

Les plus-values sur actions sont-elles imposées ?

Le traitement dépend notamment du pourcentage détenu, des personnes liées et de la durée de détention. Certaines cessions peuvent bénéficier d'une exonération.

Quelle fiscalité s'applique à un appartement en Andorre ?

Il faut prendre en compte les taxes d'acquisition, la fiscalité des revenus locatifs, l'IGI éventuel, les taxes communales et le régime de la plus-value à la revente.

Passer 183 jours en Andorre suffit-il ?

La présence de plus de 183 jours constitue un critère important. Le centre des activités économiques et les règles d'une éventuelle convention fiscale doivent également être examinés.

Une société andorrane permet-elle de ne plus payer d'impôts ailleurs ?

Non. Les activités, biens et revenus conservant un rattachement avec un autre pays peuvent y rester imposables.

La Suisse et l'Andorre ont-elles une convention fiscale générale ?

La Suisse ne figure pas actuellement dans la liste officielle des CDI générales en vigueur publiée par l'Andorre. D'autres mécanismes d'échange d'informations existent toutefois.

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