L'essentiel pour un porteur de projet
Cette page s'adresse à une personne qui part d'un projet, d'une activité indépendante ou d'une entreprise encore exploitée dans son pays d'origine, et qui envisage de développer son activité depuis l'Andorre. Le parcours généralement envisagé associe la création d'une société, une demande de résidence active et l'organisation d'une base professionnelle — bureau ou coworking. La principale difficulté n'est pas administrative mais séquentielle : l'ordre dans lequel s'enchaînent société, banque, quota de résidence et logement détermine si le projet se déroule en trois mois ou s'enlise pendant un an. Une analyse personnalisée permet de vérifier, avant tout engagement, que votre activité correspond réellement au cadre andorran et que le calendrier est réaliste.
Votre situation en une minute
| Sujet | Réponse |
|---|---|
| Résidence envisageable | Résidence active, voie compte propre |
| Structure professionnelle | SLU seul ou SL avec associés |
| Revenus à analyser | Chiffre d'affaires prévisionnel, apports personnels, origine des clients |
| Risque principal | Quota de résidence pour compte propre, activité économique effective dans les 18 mois |
| Services ProGestió | Création de société, résidence active, coworking |
L'Andorre correspond-elle à votre modèle économique ?
Le premier point à vérifier n'est pas le taux d'impôt mais la nature de votre activité : une clientèle locale andorrane, une clientèle internationale ou un mélange des deux n'impliquent pas la même organisation, ni la même intensité de présence sur place. Un consultant qui facture principalement des clients étrangers peut structurer son projet différemment d'un commerçant qui vise le marché local — les deux passent généralement par une société, mais les questions de siège, de bureau et de justification de l'activité auprès de l'administration ne se posent pas dans les mêmes termes.
SLU seul ou SL avec associés : par où commencer
La majorité des entrepreneurs démarrent avec une SLU à associé unique : capital de 3 000 €, gouvernance simple, adaptée à une activité portée par une seule personne. L'arrivée d'un associé, d'un investisseur ou d'un cofondateur transforme le projet en SL classique — une distinction à anticiper dès la rédaction des statuts plutôt qu'à corriger après coup. Le dossier doit par ailleurs présenter un business plan cohérent avec l'origine des fonds apportés : une prévision de chiffre d'affaires sans clients identifiés, sans expérience démontrée ni étude de marché risque d'être jugée insuffisante par l'administration comme par la banque.
Résidence active, ouverture bancaire et siège
La création de la société et la demande de résidence active pour compte propre avancent généralement de front : le fondateur doit détenir plus de 34 % du capital, exercer une fonction de direction effective et vérifier la disponibilité du quota avant d'engager les démarches. L'ouverture bancaire reste l'étape la plus déterminante — chaque établissement applique ses propres contrôles KYC, et un dossier incohérent entre business plan, statuts et explications entraîne des demandes complémentaires. Le choix du siège — bureau dédié, domiciliation ou espace de coworking — doit être cohérent avec l'activité réellement exercée.
Rémunération, dividendes et première facturation
Une fois la société immatriculée, il faut arbitrer entre salaire, rémunération d'administrateur et dividendes — un choix qui dépend du niveau de travail réel, de la couverture CASS et de la trésorerie disponible, pas seulement de la charge fiscale la plus faible. L'installation du conjoint et des enfants, lorsqu'elle est prévue, doit être intégrée au même calendrier que la création de l'entreprise : logement, école et regroupement familial ne se organisent pas après coup sans perte de temps.
Exemple concret
Un consultant français réalisant 80 % de son chiffre d'affaires auprès d'entreprises européennes souhaite créer une SLU, s'installer avec sa famille et employer une personne. Le parcours combine généralement : constitution d'une SLU avec un objet social couvrant le conseil international, dépôt d'une demande de résidence active pour compte propre, ouverture d'un compte professionnel documentant l'origine des fonds et les contrats existants, choix d'un espace de coworking pour le siège, puis organisation du logement familial en parallèle de la procédure d'immigration — les deux volets progressant ensemble plutôt que l'un après l'autre.


