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Retraite en Andorre : résidence, fiscalité et santé

Résidence passive, pension, assurance santé, logement, fiscalité et transmission : préparez votre retraite en Andorre en 2026.

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Relecture : LinkedIn — Fiscaliste et expert projet financier, ProGestió AndorraProGestió · Carrer de la Grau 5-7, Edifici Olimpia, AD500 Andorra la VellaSources officielles : govern.ad  ·  impostos.ad  ·  Notre méthodologie

Prendre sa retraite en Andorre peut séduire par le cadre de montagne, la proximité avec la France et l’Espagne et une fiscalité personnelle modérée. Le projet exige néanmoins des ressources importantes, une assurance adaptée et une analyse précise de l’imposition des pensions.

Le statut généralement étudié est la résidence sans activité lucrative, car le retraité ne travaille pas en Principauté. Les conditions ont été profondément modifiées en 2026 et les anciens montants de 600 000 € ou les anciens dépôts ne doivent plus être utilisés pour les nouvelles demandes.

Les sujets à vérifier

Sujet Question
Résidence administrative Quel permis et quel quota ?
Investissement 600 000 € en actifs andorrans, et par unité immobilière ?
Dépôt AFA Quels montants déposés, déduits et restituables ?
Pension Quel pays conserve le droit d’imposer ?
Santé Assurance privée, CASS ou conventions ?
Logement Location ou achat compatible avec le projet ?
Patrimoine Immeubles, placements et transmission
Présence 90 jours pour le permis et critères fiscaux distincts

Résidence sans activité lucrative en 2026

Pour les nouvelles demandes, le régime général prévoit notamment :

  • un investissement permanent et effectif d’au moins 600 000 € dans des actifs andorrans éligibles ;
  • un montant supérieur à 600 000 € par unité immobilière lorsque l’investissement porte sur de l’immobilier ;
  • un dépôt non rémunéré de 50 000 € auprès de l’AFA, déduit de ce montant et restituable ;
  • 12 000 € par personne à charge, au même régime de dépôt déduit et restituable ;
  • des ressources annuelles suffisantes ;
  • une assurance privée ;
  • un logement ;
  • au moins 90 jours de présence par année civile ;
  • une place dans le quota.

Lorsque l’investissement repose sur l’immobilier, les règles de valeur par unité et l’impôt sur l’investissement étranger immobilier doivent être intégrés.

Les ressources annuelles

Le titulaire doit démontrer des ressources supérieures à 300 % du salaire minimum annuel andorran, complétées par 100 % pour chaque personne à charge.

Les pensions, rentes, loyers, dividendes et revenus financiers peuvent contribuer à cette preuve lorsqu’ils sont réguliers, documentés et disponibles.

Le capital investi ne remplace pas la condition de revenu annuel.

Où la pension est-elle imposée ?

La réponse dépend de la nature de la pension et de la convention entre l’Andorre et le pays qui la verse.

Il faut distinguer notamment :

  • pension du secteur privé ;
  • retraite de la fonction publique ;
  • pension de sécurité sociale ;
  • rente d’un contrat privé ;
  • capital de prévoyance ;
  • retraite complémentaire.

Certaines pensions peuvent être imposables dans l’État de résidence ; d’autres restent imposées dans l’État payeur, notamment selon leur origine publique ou les dispositions conventionnelles.

Avant le départ, il faut obtenir :

  • les relevés de pension ;
  • la nature juridique de chaque prestation ;
  • le certificat fiscal ;
  • les retenues appliquées ;
  • la convention fiscale ;
  • le traitement andorran.

Il est déconseillé de multiplier simplement le montant de la pension par 10 % sans cette analyse.

Résidence fiscale et présence de 90 jours

Le permis passif exige au moins 90 jours de présence, mais la résidence fiscale andorrane repose notamment sur plus de 183 jours ou sur le centre principal des intérêts économiques.

Un retraité qui passe seulement trois mois en Andorre et conserve son foyer principal dans un autre pays peut rester résident fiscal de ce pays.

Pour sécuriser la situation, il faut examiner :

  • le logement permanent ;
  • le nombre de jours ;
  • la résidence du conjoint ;
  • les comptes et dépenses ;
  • les médecins et assurances ;
  • les associations et activités ;
  • les biens conservés ;
  • les critères de la convention.

Santé et assurance

Le résident sans activité doit souscrire une assurance privée répondant aux conditions de son permis.

Pour un retraité, la couverture doit être étudiée avec attention :

  • âge maximal d’adhésion ;
  • antécédents médicaux ;
  • exclusions ;
  • hospitalisation ;
  • traitements chroniques ;
  • soins en Espagne ou en France ;
  • assistance et rapatriement ;
  • évolution des primes ;
  • couverture du conjoint.

L’Andorre dispose de l’Hôpital Nostra Senyora de Meritxell et de professionnels conventionnés. Certains soins spécialisés sont réalisés à l’étranger dans le cadre de parcours organisés.

Une assurance de voyage n’est pas nécessairement suffisante pour le permis ni pour une résidence durable.

Acheter ou louer ?

L’achat peut être inclus dans l’investissement si les conditions légales sont remplies. Il peut toutefois être utile de louer d’abord pour choisir la paroisse, tester les déplacements et comprendre le marché.

Lors d’un achat, il faut intégrer :

  • prix et valeur minimale éventuelle ;
  • autorisation d’investissement étranger ;
  • impôt de 6 % ou 10 % selon la catégorie ;
  • notaire ;
  • travaux ;
  • taxes communales ;
  • succession et revente.

Le logement ne doit pas être choisi uniquement pour atteindre un seuil d’immigration.

Conserver un patrimoine à l’étranger

Un résident andorran peut conserver des biens immobiliers, comptes ou placements à l’étranger.

Les revenus et plus-values peuvent rester imposables dans le pays de source. Il faut notamment examiner :

  • loyers ;
  • IFI ou impôts patrimoniaux ;
  • retenues sur dividendes ;
  • plus-values ;
  • succession ;
  • comptes et déclarations ;
  • crédits d’impôt.

Une société patrimoniale n’est pas automatiquement nécessaire. La détention personnelle peut être plus simple selon les actifs.

S’installer en couple

Le conjoint doit être inclus dans le dossier ou disposer de son propre statut. Le budget doit ajouter :

  • contribution par personne à charge ;
  • ressources annuelles ;
  • assurance ;
  • logement ;
  • documents d’état civil ;
  • fiscalité de ses revenus.

La situation doit également prévoir ce qui se passe en cas de décès du titulaire principal, de séparation ou de changement de ressources.

Préparer la transmission

Le fait de résider en Andorre ne neutralise pas les droits de succession ou de donation d’autres pays.

L’analyse doit porter sur :

  • résidence du donateur ou défunt ;
  • résidence des héritiers ;
  • localisation des immeubles ;
  • sociétés détenues ;
  • contrats d’assurance ;
  • testament ;
  • régime matrimonial ;
  • valeur d’acquisition future.

Une réorganisation patrimoniale doit être préparée avant le transfert des actifs.

Questions fréquentes

Peut-on prendre sa retraite en Andorre avec 600 000 € ? Oui : c’est précisément le seuil général d’investissement en actifs andorrans exigé des nouvelles demandes de résidence sans activité lucrative. Si l’investissement porte sur de l’immobilier, chaque unité acquise doit dépasser ce montant.

La pension est-elle toujours taxée à 10 % ? Non. La convention, la nature publique ou privée et le pays payeur doivent être examinés.

La CASS couvre-t-elle automatiquement un retraité étranger ? Non. Le permis passif exige généralement une assurance privée conforme.

Faut-il vivre 183 jours en Andorre ? Le permis exige 90 jours. Les 183 jours concernent l’un des critères fiscaux. Les deux questions doivent être distinguées.

Pour aller plus loin : Résidence passive, Santé, Fiscalité, Société patrimoniale, Andorre · France, Andorre · Suisse, Andorre · Luxembourg.

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