

183 jours, centre des intérêts, logement, activité et conventions : comprendre comment vivre en Andorre et établir sa résidence fiscale.
Contenu vérifié par l'équipe juridique et fiscale de ProGestió Andorra — Dernière mise à jour :
Vivre en Andorre et être reconnu comme résident fiscal sont deux réalités liées, mais juridiquement distinctes.
Une autorisation d’immigration permet de résider dans la Principauté selon un statut déterminé. La résidence fiscale définit le pays qui impose, en principe, l’ensemble des revenus de la personne.
La carte de résidence, le bail et le certificat fiscal sont des éléments utiles. Ils ne remplacent pas les faits : jours de présence, logement, famille, activité et intérêts économiques.
Une personne est notamment considérée comme résidente fiscale andorrane lorsqu’elle :
Les absences occasionnelles peuvent être intégrées au calcul, sauf preuve de résidence fiscale dans un autre État.
La résidence du conjoint non séparé et des enfants mineurs peut également constituer un élément d’appréciation.
Le calcul doit être documenté avec rigueur.
Les preuves peuvent comprendre :
Un tableau annuel est préférable à une reconstruction approximative plusieurs années plus tard.
Le nombre de nuits n’est pas toujours la seule information pertinente. Les règles de chaque pays et la convention doivent être examinées.
Une personne peut être résidente andorrane même avec une présence inférieure à 183 jours lorsque le noyau principal de ses activités ou intérêts économiques s’y trouve.
Inversement, elle peut rencontrer une contestation malgré 183 jours si un autre pays démontre que son foyer et son centre vital y demeurent.
Les éléments économiques comprennent notamment :
Le transfert doit être réel et cohérent.
Lorsqu’une personne est considérée comme résidente par l’Andorre et un autre État lié par une convention, des critères successifs permettent de trancher.
Ils portent généralement sur :
1. le foyer permanent ;
2. le centre des intérêts vitaux ;
3. le lieu de séjour habituel ;
4. la nationalité ;
5. un accord entre administrations. Le fait de remplir le critère interne des 183 jours ne dispense donc pas d’examiner le pays de départ.
Un logement andorran doit être réellement disponible et utilisé.
Conserver une maison ou un appartement dans le pays d’origine n’est pas interdit. Cela peut toutefois créer un foyer permanent dans les deux États.
L’analyse porte sur :
Une résidence secondaire conservée pour les vacances n’a pas la même portée qu’un logement familial utilisé chaque semaine.
Le lieu de résidence du conjoint et des enfants est un élément majeur.
Une personne qui vit officiellement en Andorre mais dont le conjoint, les enfants, l’école et le domicile principal restent en France ou en Espagne doit pouvoir expliquer l’organisation.
Les intérêts vitaux ne se limitent pas à la famille. Ils incluent également les liens sociaux, professionnels, économiques et patrimoniaux.
Le dirigeant doit distinguer sa résidence personnelle de celle de ses sociétés.
Une entreprise andorrane doit disposer de sa propre direction effective. Une société française ou espagnole conservée doit continuer à respecter ses obligations locales.
Les points de vigilance sont :
Créer une société andorrane ne transfère pas automatiquement l’activité ni la résidence du dirigeant.
La première année peut être fractionnée entre deux pays. Il faut identifier une date de bascule réaliste et les revenus perçus avant et après.
Préparez :
Des déclarations peuvent rester nécessaires dans le pays de départ en qualité de non-résident.
Un résident fiscal andorran est en principe imposé à l’IRPF sur ses revenus mondiaux, sous réserve des exonérations et conventions.
Sont notamment concernés :
Les revenus déjà imposés à l’étranger peuvent bénéficier d’un crédit ou d’un mécanisme conventionnel dans certaines limites.
Les dividendes d’une société andorrane soumise à l’impôt sur les sociétés peuvent être exonérés d’IRPF pour une personne physique résidente. Cette règle ne doit pas être étendue automatiquement aux dividendes étrangers.
Le certificat peut être demandé pour appliquer une convention ou réduire une retenue à la source.
Il ne doit pas être considéré comme une garantie absolue contre toute contestation étrangère. L’administration de l’autre pays peut examiner les faits et appliquer sa propre législation ou la convention.
Avant de demander une réduction de retenue, il faut vérifier :
Créez un dossier annuel contenant :
Cette discipline facilite les déclarations et les renouvellements.
La carte de résidence prouve-t-elle la résidence fiscale ? Elle constitue un élément, mais les jours, le foyer et les intérêts restent déterminants.
Faut-il obligatoirement passer 183 jours ? Il s’agit d’un critère majeur. Le centre des intérêts économiques peut également établir la résidence, mais la convention et le pays de départ doivent être examinés.
Peut-on conserver un logement en France ou en Espagne ? Oui. Son utilisation et la résidence de la famille influencent toutefois l’analyse.
Un résident andorran déclare-t-il les revenus étrangers ? Oui en principe, dans le cadre de l’IRPF sur le revenu mondial, sous réserve des exonérations et conventions.
Pour aller plus loin : Fiscalité en Andorre, Résidences, Expatriation, Andorre ou France, Andorre ou Espagne.
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