

Résidence active, passive, entrepreneur, professionnel international ou sportif : comparez les statuts andorrans, les conditions et les démarches en 2026.
Contenu vérifié par l'équipe juridique et fiscale de ProGestió Andorra — Dernière mise à jour :
Il n’existe pas une seule résidence en Andorre, mais plusieurs autorisations correspondant à des situations différentes : travailler pour une entreprise locale, diriger sa propre société, vivre de son patrimoine, exercer une activité internationale ou justifier d’une reconnaissance sportive, scientifique ou culturelle.
Le choix du statut doit refléter la réalité du projet. Une personne qui travaille quotidiennement depuis la Principauté ne doit pas utiliser une résidence sans activité. À l’inverse, un retraité ou un investisseur sans activité professionnelle locale n’a pas nécessairement intérêt à créer une société uniquement pour obtenir un permis actif.
La résidence administrative, la résidence fiscale, la couverture sociale et le droit de travailler sont quatre sujets distincts qui doivent être coordonnés.
| Profil | Autorisation à étudier | Présence et activité | Condition distinctive |
|---|---|---|---|
| Salarié d’une entreprise andorrane | Résidence et travail | Résidence et emploi effectifs | Contrat indéterminé et quota disponible |
| Entrepreneur via sa société | Compte propre | Direction effective et présence liée au permis | Participation supérieure à 34 %, fonction d’administrateur et conditions 2026 |
| Profession libérale locale | Compte propre / profession titrée | Exercice principal en Andorre | Diplôme, autorisation et collège selon le métier |
| Investisseur ou retraité sans travail local | Résidence sans activité lucrative | Au moins 90 jours pour le permis | Investissement et ressources suffisantes |
| Consultant international | Projection internationale | Base en Andorre, activité surtout utilisée à l’étranger | Au moins 85 % des services hors d’Andorre |
| Sportif, artiste ou scientifique reconnu | Intérêt scientifique, culturel ou sportif | Activité internationale correspondant au talent | Reconnaissance internationale documentée |
| Travailleur entièrement à distance | Statut à analyser selon le modèle | Travail via télécommunications | Employeur, société, clients et lieu de travail à qualifier |
Les quotas et conditions évoluent. La disponibilité doit être vérifiée avant d’engager une dépense importante, un achat immobilier ou une constitution de société.
Cette voie concerne une personne recrutée par une entreprise andorrane. Elle repose notamment sur un contrat de travail à durée indéterminée, une place dans le contingent d’immigration et une résidence effective dans le pays.
Le poste, la qualification, la rémunération et l’activité de l’employeur doivent être cohérents. Le permis est lié à un travail réel et à une affiliation à la CASS.
Une personne qui contrôle sa propre entreprise ne peut pas utiliser librement cette catégorie. La voie salariale ordinaire limite la participation détenue dans l’entreprise employeuse ; un actionnaire significatif doit généralement étudier le compte propre.
Le dirigeant qui crée ou contrôle une entreprise andorrane relève habituellement de la résidence pour compte propre.
Dans la voie sociétaire, les conditions comprennent notamment :
La création de l’entreprise ne garantit pas l’autorisation de résidence. Le calendrier doit coordonner le quota, l’investissement étranger, la banque, le notaire, l’ouverture commerciale et l’immigration.
Cette autorisation s’adresse aux personnes qui souhaitent vivre en Andorre sans y exercer une activité professionnelle locale : investisseurs, retraités ou familles vivant principalement de leur patrimoine.
Pour les nouvelles demandes relevant du régime 2026, le montant général de l’investissement est de 600 000 €, à placer de manière permanente et effective dans des actifs andorrans. Si l’investissement porte en tout ou partie sur de l’immobilier, chaque unité acquise doit recevoir un montant supérieur à ce même seuil.
Sur ces 600 000 €, 50 000 € prennent la forme d’un dépôt non rémunéré auprès de l’AFA, plus 12 000 € par personne à charge. Ces sommes sont déduites du montant à investir, et non ajoutées : elles sont restituées en cas de radiation, d’annulation ou de non-renouvellement de l’autorisation, déduction faite des taxes de l’AFA.
Le titulaire doit également démontrer des ressources suffisantes, disposer d’une assurance privée et résider au moins 90 jours par année civile.
La présence de 90 jours permet de respecter le permis, mais ne garantit pas à elle seule la résidence fiscale andorrane.
Ce statut peut convenir à un consultant, expert ou prestataire dont la base est installée en Andorre et dont au moins 85 % des services sont utilisés hors du territoire.
Le projet doit être viable, le demandeur qualifié et l’activité clairement documentée. Le professionnel peut employer au maximum une personne dans le cadre de cette catégorie.
Le dépôt AFA prévu pour ce statut reste distinct des contributions applicables à la résidence passive classique et au compte propre. Il convient de vérifier le régime exact au moment du dossier.
Cette autorisation est réservée aux personnes dont le talent bénéficie d’une reconnaissance internationale vérifiable.
Un sportif doit produire des résultats, classements, contrats ou attestations. Un artiste peut présenter ses prix, diffusions, expositions et contrats. Un scientifique peut documenter ses publications, brevets, fonctions et distinctions.
L’appartenance à un secteur prestigieux ne suffit pas. Le dossier doit démontrer la reconnaissance, les revenus et la dimension internationale de l’activité.
Obtenir une carte d’immigration ne signifie pas automatiquement que la personne a cessé d’être résidente fiscale de son pays d’origine.
L’Andorre retient notamment :
Le pays de départ peut examiner le foyer, la famille, le lieu de travail, la direction des sociétés et le centre des intérêts économiques. Une convention fiscale peut départager une double résidence.
Il faut donc préparer :
Le conjoint et les enfants doivent disposer de l’autorisation adaptée. Le regroupement familial, l’inscription à la CASS et le droit de travailler ne sont pas automatiques et peuvent nécessiter des démarches distinctes.
Avant l’installation, il faut notamment vérifier :
Le bon choix peut être déterminé à partir de cinq questions :
1. Exercez-vous encore une activité professionnelle ?
2. Le travail sera-t-il réellement réalisé depuis l’Andorre ?
3. Possédez-vous ou créerez-vous une entreprise locale ?
4. Vos revenus proviennent-ils principalement du patrimoine ou de clients étrangers ?
5. Combien de jours souhaitez-vous vivre en Principauté avec votre famille ? La réponse permet d’écarter les statuts incompatibles avant de lancer les formalités.
Quel est le permis le plus simple ? Il n’existe pas de permis universellement plus simple. Le statut doit correspondre à l’activité et aux ressources réelles.
Créer une société suffit-il pour résider ? Non. La société et l’autorisation d’immigration sont deux procédures distinctes.
Peut-on vivre 90 jours et devenir automatiquement résident fiscal ? Non. Les 90 jours concernent certaines autorisations administratives. La fiscalité repose notamment sur les 183 jours et le centre des intérêts.
Le conjoint peut-il travailler ? Seulement s’il dispose d’une autorisation qui le permet. Le regroupement familial seul n’accorde pas nécessairement le droit de travailler.
Pour aller plus loin : Résidence active, Résidence passive, Résidence internationale et sportive, Fiscalité en Andorre, Installation en famille.
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