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Investir en Andorre : immobilier et entreprises

Immobilier, sociétés, fonds et dette publique : découvrez les options d'investissement en Andorre, la fiscalité, les autorisations et les risques.

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Relecture : LinkedIn — Fiscaliste et expert projet financier, ProGestió AndorraProGestió · Carrer de la Grau 5-7, Edifici Olimpia, AD500 Andorra la VellaSources officielles : govern.ad  ·  impostos.ad  ·  Notre méthodologie

Investir en Andorre peut prendre plusieurs formes : acheter un bien immobilier, participer au capital d’une entreprise, créer une activité, souscrire un fonds ou détenir des instruments financiers andorrans.

L’investissement et la résidence sont deux sujets distincts. Une personne peut investir sans devenir résidente. Inversement, certains permis imposent un niveau et une catégorie d’investissement précis.

La bonne stratégie dépend du rendement attendu, du risque, de la liquidité, de la fiscalité et de l’objectif : revenus, développement d’entreprise, résidence, diversification ou transmission.

Les principales catégories

Investissement Objectif possible Point de vigilance
Immobilier résidentiel Usage personnel ou location Autorisation, impôt d’investissement étranger et rendement net
Immobilier commercial Activité ou location professionnelle Locataire, IGI, travaux et marché local
Société andorrane Développement entrepreneurial Business plan, banque et activité effective
Participation dans une entreprise Croissance ou diversification Gouvernance, valorisation et liquidité
Fonds andorran Placement financier Stratégie, frais, risque et durée
Dette publique ou instruments Préservation ou allocation Rendement, échéance et liquidité

Investir sans résider

Un investisseur étranger peut acquérir certains actifs andorrans, sous réserve des autorisations et impôts applicables.

Il doit notamment identifier :

  • son statut d’investisseur étranger ;
  • l’autorisation préalable ;
  • l’origine des fonds ;
  • le bénéficiaire effectif ;
  • les obligations fiscales ;
  • la banque ;
  • le notaire ;
  • les déclarations futures.

L’investissement seul ne donne pas automatiquement droit à la résidence.

Immobilier : rendement et coût total

Avant un achat, le calcul doit dépasser le prix au mètre carré.

Il faut intégrer :

  • impôt sur l’investissement étranger immobilier ;
  • ITP ou IGI selon l’opération ;
  • notaire ;
  • financement ;
  • charges de copropriété ;
  • travaux ;
  • taxes communales ;
  • vacance ;
  • gestion ;
  • fiscalité des loyers ;
  • coût de revente.

Depuis 2026, l’impôt sur l’investissement étranger immobilier est fixé à 6 % ou 10 % selon la catégorie. Une première unité et les investissements supplémentaires ne sont pas nécessairement traités de la même manière.

Le rendement doit être calculé après ces coûts et non uniquement sur le loyer brut.

Immobilier et résidence passive

L’achat d’un bien peut entrer dans l’investissement requis pour une résidence sans activité lucrative, mais les règles du permis sont spécifiques.

Pour les nouvelles demandes :

  • seuil général de 600 000 € ;
  • plus de 600 000 € par unité immobilière utilisée dans le calcul ;
  • dépôts auprès de l’AFA, déduits de ce seuil et restituables ;
  • ressources annuelles ;
  • assurance ;
  • quota ;
  • maintien de l’investissement.

Acheter deux logements de 500 000 € n’est donc pas équivalent, pour ce permis, à acquérir une unité dépassant le seuil requis.

Investir dans une entreprise existante

Une participation dans une PME andorrane peut offrir un accès à une activité réelle et à un marché local. Elle nécessite une due diligence.

Il faut examiner :

  • comptes annuels ;
  • dettes fiscales et sociales ;
  • contrats ;
  • salariés ;
  • licences ;
  • litiges ;
  • bénéficiaires effectifs ;
  • dépendance à certains clients ;
  • valorisation ;
  • pacte d’associés ;
  • conditions de sortie.

L’acquisition d’actions n’efface pas l’historique de la société. Les garanties et modalités de prix doivent être négociées.

Créer une nouvelle activité

La création permet de partir d’une structure propre, mais elle nécessite un business plan, une autorisation d’investissement étranger, une banque, un siège et une activité effective.

La loi prévoit un suivi des sociétés avec investissement étranger direct et exige une activité économique effective dans les 18 mois.

Le budget doit couvrir :

  • capital ;
  • constitution ;
  • local ;
  • salaires ;
  • outils ;
  • marketing ;
  • fonds de roulement ;
  • comptabilité ;
  • taxes ;
  • délais avant revenus.

Fonds et instruments financiers

Des fonds, titres de dette, assurances-vie ou autres instruments andorrans peuvent répondre à des objectifs de placement ou entrer dans certaines stratégies de résidence.

Avant de souscrire, analysez :

  • agrément de l’entité ;
  • documentation ;
  • stratégie ;
  • frais ;
  • valorisation ;
  • liquidité ;
  • horizon ;
  • risque de change ;
  • fiscalité ;
  • conditions de sortie.

Une promesse de rendement doit être comparée au risque et à la disponibilité réelle des fonds.

Détention personnelle ou par société

Une société peut faciliter la gouvernance et le réinvestissement, mais elle ajoute des coûts.

La comparaison doit inclure :

  • impôt sur les revenus ;
  • distribution aux associés ;
  • financement ;
  • responsabilité ;
  • transmission ;
  • comptabilité ;
  • cession ;
  • pays de situation des actifs.

Une holding convient aux participations. Une société patrimoniale peut être étudiée pour d’autres actifs. La détention personnelle reste parfois la solution la plus simple.

Investir depuis la France, l’Espagne ou la Suisse

Le pays de résidence de l’investisseur peut imposer les revenus, plus-values ou actifs andorrans.

Il faut vérifier :

  • convention fiscale ;
  • déclaration des comptes et actifs ;
  • retenues ;
  • impôt sur la fortune ou patrimoine ;
  • participation dans une société étrangère ;
  • donation et succession ;
  • financement transfrontalier.

L’absence d’impôt sur la fortune générale en Andorre ne supprime pas les obligations du pays de résidence.

Une méthode de sélection

1. Définir l’objectif et l’horizon.

2. Évaluer la liquidité nécessaire.

3. Estimer le rendement après impôts et coûts.

4. Vérifier l’autorisation d’investissement étranger.

5. Auditer l’actif ou la société.

6. Choisir la détention personnelle ou sociétaire.

7. Documenter l’origine des fonds.

8. Préparer la fiscalité du pays de résidence.

9. Planifier le suivi et la sortie.

Questions fréquentes

Faut-il être résident pour acheter en Andorre ? Non nécessairement. L’investisseur étranger doit toutefois respecter les autorisations et impôts applicables.

Un investissement donne-t-il automatiquement la résidence ? Non. Le permis possède ses propres conditions et quotas.

L’immobilier andorran est-il toujours rentable ? Non. Le rendement dépend du prix, des taxes, des charges, de la vacance et de la revente.

Peut-on investir via une société ? Oui, mais la structure doit être comparée à une détention personnelle et respecter l’investissement étranger.

Pour aller plus loin : Résidence passive, Société patrimoniale, Holding, Création de société, Fiscalité.

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