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Créer une société en Andorre : guide pratique 2026

Forme juridique, investissement étranger, banque, notaire, coûts et ouverture : les étapes essentielles pour créer une société en Andorre en 2026.

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Relecture : LinkedIn — Fiscaliste et expert projet financier, ProGestió AndorraProGestió · Carrer de la Grau 5-7, Edifici Olimpia, AD500 Andorra la VellaSources officielles : govern.ad  ·  impostos.ad  ·  Notre méthodologie

Créer une société en Andorre implique une succession de démarches administratives, bancaires, notariales, fiscales et commerciales. Le projet doit être préparé comme une future entreprise en activité, et non comme une simple immatriculation.

Une personne étrangère peut détenir tout ou partie du capital d’une société andorrane, sous réserve du régime d’investissement étranger et des éventuelles règles sectorielles.

La forme la plus utilisée est la SL ou SLU, avec un capital minimum de 3 000 €. La SA ou SAU, dont le capital minimum est de 60 000 €, répond davantage aux projets comportant plusieurs investisseurs ou une gouvernance plus structurée.

Les étapes en un coup d’œil

Étape Objectif
Étude de faisabilité Vérifier l’activité, la forme et les autorisations
NIA et certificat numérique Identifier les fondateurs auprès de l’administration
Dénomination sociale Réserver le nom et définir l’objet social
Investissement étranger Obtenir l’autorisation lorsque celle-ci est requise
Siège Choisir un bureau, local ou coworking adapté
Banque Justifier le capital, les fonds et les flux futurs
Statuts et notaire Constituer juridiquement la société
Registre et fiscalité Obtenir l’immatriculation et les inscriptions fiscales
Ouverture commerciale Autoriser le démarrage de l’activité
CASS et comptabilité Organiser les obligations sociales et annuelles

1. Vérifier l’activité avant les formalités

Certaines activités sont libres, d’autres exigent un diplôme, une licence, une inscription professionnelle ou un local répondant à des conditions particulières.

Avant de réserver le nom, il faut préciser :

  • les services ou produits ;
  • les clients et pays visés ;
  • les moyens professionnels ;
  • les qualifications ;
  • les prévisions financières ;
  • les éventuels salariés ;
  • le besoin de stockage ou de réception du public.

Un objet social trop vague peut ralentir l’investissement étranger, la banque et l’ouverture commerciale.

2. Choisir entre SL et SA

La SL convient généralement à un entrepreneur, une PME ou un groupe familial. Elle peut être unipersonnelle sous la forme SLU.

La SA est pertinente lorsque le projet nécessite un capital plus important, plusieurs investisseurs, des classes d’actions ou une gouvernance collégiale. Elle peut être constituée par un actionnaire unique sous la forme SAU.

Le taux général d’impôt sur les sociétés est le même pour les deux formes. Le choix porte sur le capital, l’actionnariat et les règles de décision.

3. Préparer l’investissement étranger

Une autorisation préalable est généralement requise lorsque l’investisseur étranger dépasse les seuils d’exemption prévus par la loi.

Le dossier présente notamment :

  • l’identité des investisseurs ;
  • leur parcours ;
  • l’origine des fonds ;
  • la nature de l’activité ;
  • le marché ciblé ;
  • les investissements ;
  • les revenus et dépenses prévisionnels ;
  • la contribution économique du projet.

Les casiers judiciaires, pièces d’identité et documents étrangers doivent être disponibles, certifiés et, si nécessaire, apostillés ou traduits.

4. Anticiper la banque

La banque analyse séparément le projet. L’autorisation administrative ne garantit pas l’ouverture du compte.

Le dossier KYC doit expliquer :

  • les bénéficiaires effectifs ;
  • la constitution du patrimoine ;
  • la provenance du capital ;
  • les clients et fournisseurs ;
  • les pays de paiement ;
  • les volumes attendus ;
  • les opérations inhabituelles ;
  • le besoin de financement.

Une fois le compte de constitution accepté, le capital est versé et un certificat est remis au notaire.

5. Choisir le siège adapté

Le siège doit être situé en Andorre. Selon l’activité, il peut s’agir d’un local, d’un bureau ou d’un espace de coworking.

Une adresse de domiciliation ne suffit pas nécessairement pour toutes les activités. Il faut vérifier :

  • la compatibilité avec le Comú ;
  • la réception de clients ;
  • les moyens matériels ;
  • la confidentialité ;
  • les licences ;
  • la substance nécessaire.

6. Rédiger des statuts utiles

Les statuts définissent le capital, les associés, l’objet, le siège, l’administration et les décisions.

Ils doivent également anticiper :

  • la cession de parts ;
  • l’entrée d’un nouvel associé ;
  • les majorités ;
  • les pouvoirs de signature ;
  • la rémunération des administrateurs ;
  • les situations de désaccord ;
  • le décès ou l’incapacité.

Des statuts standard peuvent convenir à un projet simple, mais deviennent coûteux lorsqu’une modification urgente est nécessaire.

7. Signature, registre et ouverture

La constitution est signée devant un notaire andorran. L’acte est ensuite inscrit au Registre des sociétés.

Après l’immatriculation, il faut organiser :

  • l’enregistrement fiscal ;
  • l’IGI ;
  • le nom commercial ;
  • l’autorisation d’ouverture auprès du Comú ;
  • l’inscription auprès de la CASS ;
  • la comptabilité ;
  • la facturation.

L’ouverture commerciale nécessite habituellement quelques semaines après le dépôt d’un dossier complet, mais le délai varie selon l’activité.

Combien coûte la constitution ?

Les principaux montants officiels consultés en août 2026 sont :

Poste Montant
Capital SL / SLU 3 000 €
Capital SA / SAU 60 000 €
Réservation de la dénomination 5,69 €
Autorisation d’investissement 300 €
étranger, si requise
Inscription SL / SLU 1 016,67 €
Inscription SA / SAU 1 480,54 €

S’ajoutent le notaire, les statuts, les documents, la banque, le siège et l’accompagnement.

Quel délai prévoir ?

Un dossier standard doit généralement être planifié sur plusieurs semaines à quelques mois. Le délai dépend :

  • de l’investissement étranger ;
  • de la banque ;
  • de la disponibilité des documents ;
  • de l’activité ;
  • du nombre d’associés ;
  • du notaire ;
  • de l’ouverture commerciale.

Il est préférable de ne pas promettre une date de démarrage avant d’avoir validé les principales étapes.

L’activité effective dans les 18 mois

Les sociétés comprenant un investissement étranger direct doivent démontrer une activité économique effective dans les 18 mois suivant leur constitution.

L’administration peut examiner l’ouverture du commerce, le dépôt des comptes, les investissements et la cohérence entre les prévisions et l’activité réelle.

Cette exigence confirme que le business plan ne doit pas être un document uniquement destiné à l’autorisation. Il doit servir de feuille de route opérationnelle.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il détenir 100 % de la société ? Oui en principe, sous réserve de l’autorisation d’investissement et des règles sectorielles.

Le capital est-il une dépense ? Non. Il appartient à l’entreprise après l’immatriculation.

Peut-on tout faire à distance ? Une grande partie de la préparation peut être réalisée à distance. La banque, le notaire ou l’administration peuvent demander une présence ou une procuration.

La société donne-t-elle automatiquement la résidence ? Non. L’immigration fait l’objet d’une procédure distincte.

Pour aller plus loin : Page pilier création, SL, SA, Résidence active, Coworking.

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